Cameroun: Le gouvernement impose la gratuité de 15 prestations bancaires
Publié en juillet 2011 par Journal Du Cameroun
La mesure, d’après le ministre des Finances, vise à promouvoir la bancarisation
L’ouverture des comptes désormais gratuite
Désormais, le relevé de compte mensuel doit être fourni par les banques gratuitement. Avant, les établissements de crédit prélevaient les frais à chaque délivrance de ce document, prétendant qu’ils utilisent le papier et l’encre pour cela. De même, le retrait d’espèces sur la même place bancaire est désormais gratuit. Cette prestation était facturée à environ 1000 Fcfa, selon les établissements. Autre nouvelle importante, la gratuité de l’ouverture des comptes. Les conditions fixées par les banques au Cameroun n’étaient pas du genre à encourager la bancarisation. Ce qui, en partie, justifie l’invasion du secteur de la microfinance. Les autres prestations concernées sont la délivrance du relevé d’identité bancaire, des chéquiers, des formulaires de retrait d’espèces au profit du titulaire d’un compte, des livrets d’épargne, d’attestation de non redevance ; le paiement par carte bancaire auprès d’un commerce au Cameroun, la consultation du compte sur place, le paiement par chèque, le versement d’espèces dans les agences d’une même banque, le virement de compte à compte dans une même banque, le retrait de billets dans les guichets automatiques bancaires de la banque du porteur de la carte et le changement d’adresse. Au total, 15 services qui, depuis ce 1er juillet 2011, doivent être rendus par les banques gratuitement.
Seule la clôture des comptes reste à 5000 Fcfa
C’est la substance d’un arrêté du MINFI portant institution du Service bancaire minimum garanti (SBMG). Signé le 13 janvier 2011, le texte est entré en vigueur depuis le 1er juillet et s’impose aux banques établies au Cameroun. C’est l’alinéa 1er de l’article 3 qui règle cet aspect. Celui-ci stipule, in fine, que Tout établissement de crédit est tenu d’offrir sans frais le service bancaire minimum garanti. Seule la clôture des comptes est fixée à un taux plafond de 5000 FCFA. Au MINFI, artisan de ce chantier, on explique que cette mesure vise à assurer la protection des consommateurs des services bancaires contre les abus de certains établissements de crédit. Emmanuel Essimi Menye est revenu abondamment sur les contours de ce texte mercredi 13 juillet dernier, à Douala, au cours d’une conférence de presse. Nous avons introduit ce texte principalement pour alléger le poids que représente la possession d’un compte en banque, pour que les Camerounais qui ne pouvaient épargner, le fassent désormais, oriente le MINFI. L’un des objectifs du gouvernement c’est de promouvoir la bancarisation. L’emprunt obligataire du Cameroun a eu une résonnance parce qu’il existe l’épargne, ajoute-t-il, en précisant que la mesure concerne uniquement les individus, et non les entreprises.
Implication des consommateurs
Cet arrêté vient donc comme un soulagement, dans un environnement où tout était facturé au client. Il vient en complément d’un autre texte de même nature signé en 2010, mais qui supprimait plutôt le prélèvement des agios bancaires. D’après Essimi Menye, ses services mettront tout en œuvre pour veiller sur l’application stricte de cet arrêté. L’arrêté prévoit d’ailleurs tout un arsenal de mesures punitives à l’encontre des banques qui ne vont pas respecter les dispositions. Essimi Menye en appelle ainsi à la vigilance des épargnants qui, d’après lui, ne devraient pas hésiter à se plaindre en cas d’une quelconque violation. Il faut que le public accompagne la mise en œuvre de cette mesure. Si un épargnant ne se plaint pas il sera difficile pour nous de mieux surveiller, souligne Essimi Menye. Cette explication vaut également pour le cas des agios. Car, ils sont nombreux ceux qui sont toujours victimes des ciseaux des banques, mais n’osent se plaindre. Au demeurant, le MINFI reconnait que les banques camerounaises prélevaient abusivement les frais. C’est pourquoi, dit-il, elles ne se sont pas opposées à cette mesure qui pourrait néanmoins leur faire perdre le tiers de leurs ressources. En effet, apprend-on, avec cette suppression, c’est environ 35% des recettes qui sont ainsi gelées. Cette mesure n’a aucun impact considérable, car les banques seront toujours sur liquides, précise le MINFI. C’est quasiment le même son de cloche du côté de certaines banques qui semblent plutôt apprécier la décision gouvernementale. Car, il va de soi, avec cette gratuité, le nombre d’ouverture de comptes devrait augmenter, ce qui va mathématiquement améliorer le niveau des dépôts.
Cartographie de l’inclusion financière en Afrique - Analyse des résultats et prochaines étapes
Publié en décembre 2012 par MIX
Comme indiqué plus haut, les données du panorama nous ont permis d’obtenir les chiffres globaux suivants : 71 millions de clients, 44 millions de comptes de dépôt, 20 millions de prêts, pour 23 000 fournisseurs de 45 pays. Si à présent nous scindons ces données par type de produits et de fournisseurs, nous pouvons faire plusieurs constats:
- Les mutuelles desservent le plus grand nombre de clients au total, même si la plupart de ces mutuelles sont petites, et si ce modèle est peu ou pas présent dans plusieurs pays
- La plupart des pays disposent d’un panel de fournisseurs variés, avec toute une gamme d’institutions offrant des produits différents – il n’y a pas un modèle unique qui domine globalement
- La banque mobile couvre un grand nombre de personnes au total, mais l’information dont nous disposons ne porte que sur peu de produits, qui ont une portée large.
Bancarisation
Publié le 19/12/11 sur lesechos.fr
La Bancarisation d'une économie mesure le taux de pénétration des banques dans la gestion des liquidités et de l'Epargne. Plus la bancarisation est intense, moins les "fuites" dans le système bancaire limite sa capacité de création monétaire. Mise à jour déc. 2011
Bancariser, bancarisation font précisément partie de cette deuxième catégorie. Ils ont été créés voici prés de quarante ans à une époque où on se préoccupait du développement des Banques comme d’un enjeu national et d’une grande ambition. A cette époque, être banquier était une situation enviée et respectée et on pouvait dire à sa mère qu’enfin on travaillait dans la Banque et qu’on n’aurait plus à faire le pianiste dans un bordel !
La bancarisation est une mesure et s’exprime en taux.
On dira qu’un taux de bancarisation a atteint cent pour cent quand toutes les personnes en droit d’ouvrir un compte en Banque l’ont fait. S’il faut en croire les spécialistes, un taux de bancarisation élevé donnerait une indication sur le niveau de développement d’une population. L’usage du chèque et de la carte étant considéré (par les banquiers, (mais pas seulement !) comme la preuve très solide d’une ouverture d’esprit et de modernité quand l’usage du cash, c'est-à-dire des billets de Banque, serait l’apanage des Iroquois ou des fraudeurs.
La réussite de la bancarisation des particuliers et des entreprises par les Banques a été telle qu’on s’est mis à parler de multibancarisation pour indiquer que des personnes ou des entreprises étaient clientes de plusieurs Banques. La multibancarisation serait en fait une habitude française, par opposition aux us et coutumes des anglo-saxons et à la conception des Allemands attentifs à l’établissement de relations marquées par la fidélité à une Banque (Hausbank)
Cependant « bancarisation » ne se résume pas au seul décompte des titulaires de compte-chèques. Le terme désigne aussi une forme de fonctionnement l’économie.
La bancarisation symbole de l’accès des banques à un statut privilégié dans l’économie et la société.
Le mouvement qui a conduit à la « bancarisation » de l’économie française et de nombreuses autres économies s’inscrit dans celui qui voit un progressif désengagement de la puissance publique dans le financement de l’économie. Ce mouvement démarre en France avec la prise de conscience que l’intervention de l’Etat dans tous les domaines de l’économie, y compris dans son financement ne peut plus être systématique et ne peut plus couvrir tous les champs d’activité ni tous les agents.
Les banques françaises avaient été nationalisées, pour les plus grandes, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. L’ensemble du monde bancaire était soit sous le contrôle de l’Etat, soit mutualisé ou coopératif. Le point commun de tous ces établissements était leur totale dépendance vis-à-vis de la Banque de France : les banques étaient dites « dans la Banque » en raison de l’insuffisance de leurs ressources. « Les crédits font les dépôts » est un des principes fondamentaux de l’économie bancaire sauf quand le système bancaire est affecté de « fuites », c'est-à-dire lorsque les crédits consentis se transforment en monnaie fiduciaire, en billets de banque, et échappent au circuit bancaire le privant de sources automatiques de refinancement.
Le processus de bancarisation de l’économie française pour prendre cet exemple a consisté à réorienter la détention d’actifs liquides des agents économiques vers les banques en réduisant les fameuses « fuites ». C’est une véritable révolution qui fut lancée par les pouvoirs publics, à la fin des années soixante, sachant que le statut des banques demeurait inchangé : celles qui étaient nationalisées le restaient. La stratégie suivie consista essentiellement à pousser les particuliers vers l’ouverture de comptes en banques, en interdisant le paiement en billet de banque (monnaie fiduciaire) des salaires dépassant un certain montant et en imposant un paiement par chèque. Dans un deuxième temps, les salaires furent mensualisés, aboutissant à ce que le « certain montant » soit presque systématiquement dépassé ! La monnaie scripturale pouvait prendre son essor.
Le résultat fut à la hauteur des espérances : l’économie française fut totalement bancarisée en l’espace de 15 ans.
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Le taux de bancarisation atteint 99% en France
Publié le 08/12/11 sur CréditActu
Les banques mènent depuis plusieurs années une démarche active en faveur des personnes les plus fragiles, de manière collective et individuelle, avec pour objectif d’assurer l’accès aux services bancaires adaptés à chacun. Cette démarche est efficace, comme le démontre l’étude menée par le Crédoc en 2010 : 99% des Français ont un compte et 96% disposent d’une carte de paiement ou de retrait. Ces taux se situent parmi les meilleurs en Europe.
La FBF estime dès lors contestables certaines affirmations contenues dans le Manifeste pour l’Inclusion sociale publié aujourd’hui par plusieurs associations. La fragilisation d’une partie de la population appelle l’attention de tous et les banques françaises sont prêtes à un dialogue pragmatique pour trouver les meilleures solutions. Mais ce n’est pas au niveau de l’accès aux services bancaires que se situe principalement ce problème, notamment du fait des progrès considérables réalisés depuis le début des années 2000 et dans lesquels les banques françaises ont joué un rôle moteur.
Ce n’est pas non plus au niveau du crédit car le crédit classique constitue souvent une réponse inappropriée. Seul le microcrédit accompagné peut dans de nombreux cas apporter une réponse partielle ; c’est pourquoi les banques françaises l’ont mis en place et le développent, en partenariat avec les associations, pour favoriser le retour à l’emploi, partout en France. S’agissant du surendettement, les banques françaises participent activement aux commissions de surendettement et cherchent à aider les personnes à mieux gérer leur budget en adaptant les services bancaires dont elles ont besoin.
En ce qui concerne les moyens de paiement, les banques françaises ont en outre développé la Gamme de moyens de Paiement Alternatifs au chèque (GPA) qui permet à toute personne ne disposant pas d’un chéquier d’avoir accès à une carte de paiement. Cette gamme a été enrichie encore en 2011. Elle inclut tous les services bancaires utiles au quotidien pour un prix modeste. Elle comprend par exemple, une alerte sur le niveau de solde du compte mais aussi une carte à autorisation systématique qui permet de contrôler ses dépenses : un paiement ou un retrait ne peut être effectué que lorsque la provision sur le compte est suffisante.
Une attention particulière à l’éducation financière
Les banques sont d’accord sur l’importance de l’éducation financière : elles mènent depuis 2004 un vaste programme de pédagogie financière et de formation à destination du grand public et des acteurs sociaux : " Les clés de la banque ", via un site dédié et une collection très complète de mini-guides thématiques.
Par ailleurs des partenariats sur le terrain associent directement les banques et des acteurs sociaux proches des personnes en situation de fragilité. Ces actions d’information et de formation se développent partout en France.
Rappelons enfin qu’il existe en France un droit au compte comprenant les services bancaires de base, véritable filet de sécurité qui permet à toute personne sans compte domiciliée en France d’obtenir l’ouverture d’un compte en s’adressant à la Banque de France en cas de refus d’une banque.
Bancarisation atteint 11% de la population en 2010, malgré l'augmentation des banques
Publié le 02/11/11 par ANGOP
Luanda – Le processus de bancarisation en Angola a atteint en 2010 seulement 11 pour cent de la population totale (estimée à 18 millions), malgré l'investissement des institutions
financières dans l’expansion de l’activité, avec l’ouverture constante de nouvelles succursales bancaires dans les 18 provinces.
Ce fait a été vérifié par KPMG, suite à l'étude sur le secteur bancaire en 2010 publié mardi, à Luanda, en concluant que le chiffre est inférieur à ceux d’autres pays africains ou des économies émergentes, ce qui laisse entrevoir le potentiel de croissance de branche de l’économie.
En présentant les résultats de cette analyse du secteur bancaire en Angola, le président de la société d’audit dans le pays, José Luis Silva, a souligné que le secteur continue de présenter de nombreuses opportunités de croissance et de développement, ayant comme référence le faible taux de pénétration des services bancaires.
‘‘Pour encourager ce potentiel de croissance on maintient une forte croissance des investissements dans les infrastructures, les systèmes et les ressources humaines, tels est l’exemple du renforcement du système de paiement en ATM et TPA (Terminal
paiement automatique)’’, a-t-il précisé.
Le président de KPMG a, par ailleurs, indiqué que la croissance des distributeurs automatiques de billets en 2010 était d'environ 26 pour cent (1250 bornes), tandis que le TPA se situait à 60 pour cent (12140 terminaux). S'ajoute à cela, 150 nouvelles succursales bancaires de différentes banques commerciales ont été ouvertes, résultant en une augmentation de 680 en 2009 à 830 en 2010.
A quand la bancarisation des salaires au Bénin ?
Le 29 janvier 2008, nous avons déjà publié, un article portant le même titre. Presque 4 ans plus tard, rien ne semble avoir changé. Et pourtant les raisons de changer ne manquent pas. L'une d'elles apparaît bien dans le fait divers relaté par les journaux béninois depuis jeudi dernier. Un braquage à la recette-perception des finances des départements du zou et des collines s'est soldé par le vol de 700 millions de francs CFA retirés fraichement d'une agence bancaire et destinés au paiement des salaires des fonctionnaires de l'Etat. Les analyses et commentaires faits jusqu'à présent sur cet incident grave, mettent en cause globalement le non respect de la procédure. Mais le vrai problème semble être éludé.
La question qui mérite d'être posée est de savoir ce qui justifie qu'il faille retirer 700 millions en monnaie fiduciaire pour payer les salaires dans un pays où une loi exige leur bancarisation ? Qu'il nous souvienne que l'une des toutes premières lois de l'actuel Président de la République est la loi N°2006-11 du 17 août 2006 qui stipule que les salaires devront être payés en monnaie scripturale. Cinq ans plus tard, ce n'est toujours pas fait et les conséquences sont là.
S'il est normal que les responsabilités soient situées dans ce braquage qui crée un préjudice financier important à l'Etat, il nous paraît important de crever l'abcès une fois pour de bon. Il serait bien indiquer de profiter de cet incident pour bancariser enfin les salaires des fonctionnaires. La sécurisation des avoirs publics n'en sera que plus accrue.
Le Mobile Banking pour booster le taux de bancarisation
(Source: reussirbusiness.com) Aujourd’hui, même si le taux de bancarisation reste encore faible au Sénégal moins de 20% contre, 10 % dans l’UEMOA, force est de préciser que d’importantes mesures ont été prises, même si la réussite n’a pas toujours été au rendez-vous. Mais le GIM semble avoir trouvé une solution qui pourrait bien faire avancer le taux, notamment au Sénégal. « La mise en place du projet Mobile Banking / Mobile Payment comme principal vecteur de bancarisation de nos populations et d’accès aux services financiers de base, notre solution innovante qui va changer le quotidien de nos citoyens », explique M. Blaise Ahouantchédé, Directeur Général du GIM-UEMOA. En effet, si beaucoup d’espoirs sont placés sur cette trouvaille, c’est grâce à son adaptation aux réalités du moment. Aujourd’hui, l’usage du téléphone est comme devenu une nécessité. L’ayant compris, le GIM a pris d’assaut le téléphone. « Aux grands maux, les grandes solutions. Cette trouvaille contribuera dans l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement. Cela passe par la promotion de l’inclusion financière s’avère capitale pour permettre aux personnes non bancarisées estimées à 90% de la population de l’UEMOA, d’accéder aux services financiers de base. Il nous faut y aller en unissant nos efforts », a dit le Directeur Général de GIM.
Promotion de la bancarisation : Le Mabef lance une grande campagne de sensibilisation
Le Democrate repris par Abidjan.net
Après la récente organisation du Mabef (Marché des assurances, banques et établissements financiers), qui a mobilisé pendant quatre jours, les principaux opérateurs économiques du secteur bancaire, des assurances et des établissements financiers, Média Afrique communication (Mediacom), n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. C’est pourquoi, elle initie les tout prochains jours, une vaste campagne de promotion de la bancarisation.
Média Afrique communication (Mediacom) veut inscrire la bancarisation comme le fer de lance de la politique de relance des activités économiques post crise en Côte d’Ivoire. C’est ce qui ressort en substance de l’entretien que nous a accordé lundi, N’dri Bernard, le directeur général du Marché des assurances, banques et établissements financiers (Mabef) qui est une des activités de Mediacom. Selon N’dri Bernard, aucun investissement crédible et porteur, ne peut être réalisé que si les banques et les établissements financiers, mobilisent les ressources financières nécessaires. D’autant que c’est grâce à l’importance du taux de bancarisation que les opérateurs économiques européens, ont pu bénéficier de l’investissement initial nécessaire pour démarrer leurs premières activités.
Le constat qui ressort du récent Mabef, quant au taux de bancarisation en Afrique, en général et en Côte d’Ivoire, en particulier, est très alarmiste.
La bancarisation comme solution à la pauvreté
Toute chose qui impacte négativement sur le financement des projets d’emploi, d’autant plus que les banques n’arrivent pas à mobiliser suffisamment les ressources financières nécessaires à cet effet. Et pourtant, il suffit seulement d’encourager et mobiliser l’épargne en Côte d’Ivoire pour renflouer les caisses des banques commerciales qui, à coup sûr, aura une répercussion bénéfique sur l’essor des entreprises, véritables gages de la promotion de l’emploi. C’est pourquoi, le Mabef a décidé de palier cette difficulté en initiant cette vaste campagne de promotion des produits d’assurances et de banques. En somme, le Marché des assurances, banques et établissements financiers, affiche ainsi sa détermination à développer le secteur des services et le positionner comme le leitmotiv de la relance des activités économiques post crise électorale.
Idrissa Konaté
Qui peut vivre sans banque en France?
SLATE.FR Pas facile de vivre sa vie avec du liquide pour tout moyen de paiement. Slate dresse la liste des quelques personnes qui pourraient, si elles le souhaitaient, vivre sans compte bancaire.
L’agence de notation Moody’s a déclassé d’un cran la Société Générale et le Crédit Agricole le 16 septembre, et poursuit la surveillance de BNP Paribas, et vous pensez que votre argent serait mieux sous votre matelas que dans un compte en banque?
Vous aimeriez bien retirer tout votre argent et vous débrouiller seul mais voilà, vivre sans compte en banque en France ce n’est pas facile.
Pas facile, mais pas impossible pour tout le monde. Slate a tenté de savoir qui pouvait vivre sa vie quotidienne totalement indépendamment des banques. Et sans tricher. Pas question de demander à un ami ou un parent de faire un chèque pour soi.
En théorie, le liquide est roi
En théorie, vivre avec du liquide est facilité par la loi, puisque les commerçants et autres créanciers sont obligés d’accepter les paiements en espèces (ce n’est pas le cas avec les paiements par carte bleue ou chèque, d’où les panneaux «nous n’acceptons pas les chèques» et autres «la machine à CB est en panne» dans certains restaurants ou bars).
Mais dans la pratique, nous nous servons indirectement de notre compte en banque constamment, depuis les prélèvements automatiques pour un forfait téléphonique jusqu’à un abonnement aux transports en commun payé par carte bleue, en passant par un chèque au médecin ou un PEL ouvert pour acheter un jour un appartement.
Se débarrasser de sa banque suppose un effort de volonté: il faudrait négocier constamment pour pouvoir donner ou recevoir de l’argent en liquide, avec moult déplacements rendus obsolètes par les paiements en ligne. Sans compter les risques de perdre les espèces amassées après une inondation, un incendie, un cambriolage ou autre braquage.
Toutes ces caractéristiques en tête, qui peut vivre –en toute légalité– sans compte en banque?
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Système de bancarisation au Togo: les consommateurs togolais sensibilisés sur leurs droits et devoirs
AFRICA BUSINESS - Les consommateurs togolais ont été sensibilisés sur leurs droits et devoirs dans le système de bancarisation au Togo.
C’était au cours d’une table ronde organisée par l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) avec l’appui de Consumers International.
« Droits et devoirs des consommateurs dans le système de bancarisation au Togo », c’est le thème de la réunion.
La présente table ronde a permis aux participants de réfléchir ou d’échanger sur les bienfaits de la bancarisation.
La bancarisation est l’action qui consiste pour un citoyen ou un agent de l’économie à placer son revenu financier dans des institutions bancaires ou institutions de micro finances pour d’autres personnes, qui éventuellement en ont besoin pour investir dans la production.
Tout revenu gardé à la maison n’est pas sécurisé car il peut y avoir vol, incendie, et autres risques.
Or, en plaçant ces revenus ou ces fonds dans des comptes auprès des institutions financières, non seulement les fonds sont sécurisés, mais ils rendent service à d’autres personnes.
En plus, les fonds placés dans des comptes en banque génèrent des intérêts.
Louis BARARMNA



