drap_camUn plan d’action pour le renforcement de l’intermédiation financière a été mis sur pied par le ministère des Finances pour répondre à ce besoin. 

Au Cameroun, seuls 5% des ménages possèdent un compte en banque. C’est le résultat d’une évaluation du secteur financier de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale et du Cameroun effectuée entre 2006 et 2007. Révélation a été faite hier par le ministre délégué auprès du ministre des Finances, Pierre Titi, au cours d’un atelier de restitution organisé par le Minfi à l’hôtel Hilton de Yaoundé. Il s’agissait surtout de restituer des textes élaborés par un comité que les responsables des Finances présentent comme étant un projet salvateur pour l’économie camerounaise: le plan d’action pour le renforcement de l’intermédiation financière au Cameroun (Parif).

Mais pourquoi le taux de bancarisation est-il si faible au Cameroun ? Pourquoi les ménages camerounais, malgré les métiers quelquefois décents éprouvent-ils des difficultés à épargner de l’argent? La faute, si l’on en croit le ministre délégué auprès du ministre des Finances qui cite l’étude de la Cemac, revient aux gestionnaires de certaines banques et établissements de microfinance trop occupés à tirer des bénéfices faramineux au profit d’une clientèle de plus en plus exigeante. On parle d’un besoin de relifting de produits financiers proposés aux clients. La densité du réseau bancaire est faible. L’accès aux services bancaires n’est pas facilité par les banquiers eux-mêmes. Autant d’insuffisances qui, selon les responsables du Minfi, ont motivé la mise sur pied de ce plan d’action pour le renforcement de l’intermédiation financière appuyé par les institutions de Bretton Woods et les autorités camerounaises. Le rôle du Parif, selon ses initiateurs, consistera à développer un secteur financier sain, notamment la diversification des instruments financiers. Il permettra de faciliter l’accès aux services bancaires, de renforcer la supervision de la microfinance et de renforcer le cadre juridique…
D’ores et déjà, les projets de textes élaborés dans le cadre du Parif vont couvrir des champs aussi variés que l’affacturage, le Crédit bail ou bien le capital risque.
(Source : http://www.lejourquotidien.info)