burkina(SIDWAYA) « Le Trésor public et la promotion de la bancarisation au Burkina Faso ». C’est sous ce thème que s’est ouverte le mercredi 3 novembre 2010 la XIIIe Conférence annuelle des services du Trésor (CAST). « Dans un contexte où moins d’un (01) Burkinabè sur dix (10) a accès aux produits et services offerts par les institutions de financement, l’implication du Trésor public pour permettre l’accès du plus grand nombre aux services bancaires, constitue une préoccupation majeure », a d’emblée, affirmé le directeur général du Trésor et de la comptabilité publique, Moumounou Gnankambary.

A cet effet, durant trois (3) jours, les participants à la XIIIe CAST vont mener des réflexions sur « l’ordre et la demande des services bancaires au Burkina Faso » et « le rôle du Trésor public dans la promotion de la bancarisation au Burkina Faso ».

« Nous échangerons sur ces gestions en vue d’aboutir à des contributions et propositions d’amélioration et de modernisation des différents produits, services et instruments, afin de contribuer à l’atteinte du taux de bancarisation de 20 % fixé, dans cinq (5) ans », a souligné le directeur général du Trésor, Moumounou Gnankambary.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Lucien Marie Noël Bembamba, a salué l’initiative du Trésor public dans la promotion de la bancarisation. « Le thème de la XIIIe CAST est la bienvenue à l’heure où la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) lance une vaste campagne de communication sur la promotion de la bancarisation et l’utilisation des moyens de paiement scripturaux », a-t-il indiqué. Moins de 10 % de la population active est titulaire d’un compte bancaire.

Ce faible taux de bancarisation a pour corollaire une forte propension à utiliser, dans la plupart des transactions, les pièces et les billets de banque. « Les conséquences qui en résultent sont innombrables et souvent malheureuses », a relevé le ministre Lucien Marie Noël Bembamba. Le Trésor public, par l’amélioration du taux de bancarisation dans notre pays, compte vulgariser ce moyen de lutte contre l’insécurité.

Armel BAILY

(SOURCE : www.sidwaya.bf)