maliMaliKunda - La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au Mali a tenu, mercredi 8 décembre 2010, une journée d’information et de sensibilisation sur la campagne de promotion de la bancarisation et de l’utilisation des moyens de paiement scripturaux. Objectif : porter le taux de bancarisation de 11,63% à 20% d’ici à l’horizon 2012 au Mali. La rencontre qui s’est déroulée au siège de l’Agence principale BCEAO de Bamako était placée sous la présidence du directeur national de la BCEAO au Mali, Oumar Tatam Ly.

Le présent séminaire sur la campagne de promotion de la bancarisation et de l’utilisation des moyens de paiement scripturaux constitue une première étape d’une vaste campagne d’information et de sensibilisation visant à édifier les acteurs clés de la bancarisation dans notre pays sur les dernières innovations apportées aux services bancaires. Cette première a concerné, entre autres, l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam) et des chambres des métiers du Mali (Apcmm), des Associations des consommateurs (Ascoma, Redecoma), des promoteurs immobiliers (Apim) et des agences de voyage et de tourisme du Mali (Amavet), de l’ordre des pharmaciens et la Fédération nationale des artisans du Mali (Fnam).

Cette campagne a été officiellement lancée par le gouverneur de la BCEAO, le 8 octobre 2010. Ce lancement constitue la phase terminale de la réforme des systèmes et moyens de paiement engagée par ladite structure en mars 1999. Depuis cette date marquant le lancement, des actions de communication ont été engagées sur ce thème dans chaque pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), afin que notre communauté progresse plus rapidement vers le taux de bancarisation de 20% que le conseil des ministres de l’UEMOA a retenu d’atteindre à l’horizon 2012. Cependant, il convient de noter que le taux de bancarisation est seulement de 11,63%. Quant aux Etats membres de l’Union dans son ensemble, ce taux est de 9,47%. « C’est dire que nous sommes loin du compte et que des efforts soutenus demeurent nécessaires », a relevé, au cours de son intervention, le directeur national de la BCEAO, Oumar Tatam Ly.

Le présent séminaire, dira-t-il, participe de cet effort. Et d’ajouter que la nouvelle réforme a concerné trois systèmes qui sont entre autres un système de règlement brut en temps réel, conçu pour les transferts interbancaires de gros montants appelé STAR-UEMOA, un système automatisé de compensation interbancaire dénommé SICA-UEMOA et un système sous-régional de paiement par cartes bancaires nommé Carte GIM-UEMOA. Grâce à ces systèmes, fera savoir M. Ly, il a été possible notamment, d’accroître la sécurité des systèmes et moyens de paiement dans l’espace UEMOA, de réduire considérablement les délais d’exécution des opérations à quelques secondes pour les paiements de gros montants dans STAR, à quelques heures pour les virements, un jour pour le chèque, deux jours pour les valeurs inter-pays et enfin de réduire les coûts des opérations pour les banques. En vue d’accompagner ces changements, a expliqué Oumar Tatam Ly, la Banque centrale a rénové le cadre juridique et réglementaire régissant les systèmes de paiement, édictant en particulier une nouvelle loi relative aux infractions en matière de chèque, de carte bancaire et d’autres instruments et procédés électroniques de paiement. Elle a institué une nouvelle centrale des incidents de paiement, contribuant à une sécurisation accrue des chèques, a martelé le représentant résident de la BCEAO au Mali.

(Source : MaliKunda )