PAPERBLOG     -    Aux mêmes causes, les mêmes conséquences, qui se retrouvent partout.  

photo_drapeau_marocQui paie ses dettes s’enrichit mais, au pays des proverbes, les huissiers offrent des jouets aux enfants. La bancarisation et le financement par les prêts sont arrivés ensemble au Maroc, avec les mêmes erreurs qui furent faites dans de nombreux autres pays. La consommation gagne tous les esprits : qui ne veut sa voiture, son appartement, le nouvel écran plat, ou le mouton à table le jour de l’Aïd ? Ce serait malheureusement la digestion de ce dernier qui se rappellerait à beaucoup de gens le reste de l’année, ou en fin de mois quand la banque retire un gigot, quelques côtes et parfois réclamerait la tête du client. Clients qui lancent de plus en plus le terme “arnaque” après avoir signé un engagement, car après tout si un prêt est accepté, c’est que l’organisme financier ”saurait” mieux que le client la faisabilité. Mais dans un pays où de nombreuses choses très importantes ne sont pas encore structurées administrativement ou informatiquement au niveau des services de base, ne pas s’étonner des situations fragiles qui viendront en nombre rapidement face à des organismes privés qui portent l’auréole “consumériste” pourtant bien lumineuse au-dessus de leurs têtes. 

Philippe DELESALLE