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Atteindre un taux de bancarisation de 20 % dans l’espace de l’Union Economique Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). C’est l’objectif que s’est fixé la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), constatant que, dans la sous-région ouest-africaine, les services bancaires ne sont pas ce qu’il y a de plus populaire. Pour s’en rendre compte, il faut jeter un œil sur les statistiques : « le Mali a réalisé un exploit avec la multiplication des guichets et agences à travers le pays. Le nombre des agences est passé de 143 à 2006 à 286 en 2010, soit un taux de bancarisation de 6,6 % qui classe le Mali au deuxième rang des pays de l’UEMOA, derrière le Togo (12,6 %) et devant le Sénégal (6,4 %), le Bénin (5,4 %) et la Côte d’Ivoire (4,4 %) », déclarait le Directeur Général de Bank of Africa du Mali, M. Mamadou Séné. Pourtant, rien qu’en avançant vers le nord de l’Afrique, la moyenne du taux de bancarisation au Maghreb fluctue entre 50 et 60 %. Et, que dire de certains pays développés, qui frôlent la perfection avec 99 %. L’Afrique de l’Ouest est donc à la traîne. C’est pourquoi, la BCEAO soutient certaines initiatives allant dans le sens de ses ambitions. C’est le cas du projet de sensibilisation sur l’apport de la monétique dans la zone UEMOA, qu’elle a lancé depuis 2003 en partenariat avec le Groupement Interbancaire Monétique (GIM – UEMOA). Aussi, ce programme soutient le Mali dans son projet d’atteindre un taux de bancarisation de 20 % à l’horizon 2012–2013. Ce, au travers de l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers. C’est cette structure qui fait le travail de sensibilisation grand public. Accompagné de résultats probants, cette initiative contribuera beaucoup au développement du Mali.