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               Le gouvernement ivoirien a décidé de s’engager dans la promotion de la bancarisation en Côte d’Ivoire. L’information a été coteivoiedonnée ce 11 avril à Abidjan-Plateau par le directeur de cabinet du ministre de l’Économie et des Finances, M. Ahoutou Koffi.

Selon M. Ahoutou Koffi, le niveau de bancarisation reste en deçà des attentes des autorités gouvernementales. En effet, à la fin de l'année 2010, le taux en Côte d’Ivoire était de 14,67%. « Ce taux reste peu satisfaisant au regard des ambitions de croissance forte et durable du gouvernement qui veut faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent d’ici 2020», a indiqué M. Ahoutou.

Le taux de bancarisation dans l’espace de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) est faible et se trouve entre 3 et 7%; alors qu’il avoisine 99% dans certains pays et se situe à 50 ou 60% dans les pays du Maghreb.

Pour corriger cet état de fait, le Conseil des ministres de l’Économie et des Finances des pays membres de l’Uemoa avait demandé à la Banque centrale des États de l'Afrique de l'ouest (Bceao) de mettre en œuvre les moyens et mesures pratiques pour atteindre un taux de bancarisation de 20% en 2010.

En plus des aspects juridiques et institutionnels, les responsables de la Banque centrale ont décidé de mener une vaste campagne de sensibilisation envers les populations de l’espace communautaire.

Pour le directeur national de la Bceao, M. Jean-Baptiste Ayayé Aman, il faut redoubler d’efforts pour que non seulement les populations utilisent de plus en plus les banques, mais aussi qu’elles aient confiance aux chèques, cartes bancaires et effets de commerce. Ces efforts passent, indique-t-il,  par l’institution de tarifs des services de paiement plus accessibles.

C’est à ce prix que la Côte d’Ivoire pourra atteindre «un taux de bancarisation proche de ceux de certains pays émergents et de pays phares du continent africain tels que le Maroc, la Tunisie, l’Afrique du Sud ou le Kenya », estime Jean-Marie Aman.

Théodore Kouadio