(L'Economiste) - L’Economiste: La population rurale est-elle réceptive à ce type de concept?
- Laïdi El Wardi: Oui. Nous avons eu un retour très positif de la part des populations des 6 régions rurales. Des localités ont même dépassé nos attentes en termes d’adhésion au concept comme par exemple Béni Mellal. Les clients de la banque ont pu ainsi développer leur activité à travers l’accès au crédit. Pour nous, c’est une véritable réussite. D’autant plus que cette expérience a révélé que le monde rural recèle 25% de la richesse nationale. Ce n’est pas anodin. Aussi, la bancarisation de plus de citoyens passe nécessairement par l’inclusion financière des populations rurales puisque la moitié des Marocains vivent à la campagne, c’est un fait!

- Quel bilan dressez-vous du déploiement du «souk bank»?
- Nous avons aujourd’hui 4 millions de clients au sein du réseau BCP. Et ce n’est pas parce que nous les repêchons dans les autres réseaux bancaires, mais plutôt parce que nous créons des marchés qui n’existaient pas auparavant comme pour «souk bank». Ce concept s’inscrit ... lire l'article en entier sur l'économiste.